Nous nous définissons trop souvent par les faits que nous avons accomplis, par les biens que nous possédons, par l’image que nous donnons, ou que nous cherchons à donner, alors qu’en définitive, c’est ce que nous n’avons surtout pas fait et surtout pas dit qui nous définit bien davantage.
D’où l’importance de s’abstenir de faire ou de dire à tout vent.
Nous sommes faits à la fois de pleins et de vides, les vides sont tout aussi intéressants, ces moments d’inaccomplissement, d’impuissance, d’échec. Lorsque je ne fais rien, en général, je ne porte pas préjudice à autrui, je n’ennuie personne, la page est vide, je n’ai rien à dire... ni à ajouter au chant du merle ou au bruit du réfrigérateur.
À ce moment-là, ma voix de porterait pas, ma pensée ne porterait pas dans l’univers, et je n’aurais d’autre solution que de la laisser épuiser son mouvement, de lui permettre de s’immobiliser, jusqu’à ce que le manège abêtissant cesse - car même dans la plus haute solitude ou dans le silence, le manège tourne, cherche un sens, la direction d’une échappée, mais d'une échappée de quoi ? De quelle prison.?
Je me dis: "Laisse-toi définir par l’espace situé entre tes mains vides (cet espace n'est pas plus à l'extérieur qu'à l'intérieur), et le ciel, et par notre absence d’opinion et de jugement. Laisse-toi envahir par l’écho des bruits extérieurs et par la respiration secrète du lieu où tu habites. Laisse-toi habiter par l’absence de définition et de frontière. Puissent ces vides te nourrir, t'offrir un mouvement neuf, à toi comme aux autres puisque nous sommes nous et nous sommes les autres, nous sommes les êtres et nous sommes les choses, et nous sommes tout ce que nous croyions qui n’était pas nous. Ce qui, finalement, est assez surprenant !"
À ce moment-là, ma voix de porterait pas, ma pensée ne porterait pas dans l’univers, et je n’aurais d’autre solution que de la laisser épuiser son mouvement, de lui permettre de s’immobiliser, jusqu’à ce que le manège abêtissant cesse - car même dans la plus haute solitude ou dans le silence, le manège tourne, cherche un sens, la direction d’une échappée, mais d'une échappée de quoi ? De quelle prison.?
Je me dis: "Laisse-toi définir par l’espace situé entre tes mains vides (cet espace n'est pas plus à l'extérieur qu'à l'intérieur), et le ciel, et par notre absence d’opinion et de jugement. Laisse-toi envahir par l’écho des bruits extérieurs et par la respiration secrète du lieu où tu habites. Laisse-toi habiter par l’absence de définition et de frontière. Puissent ces vides te nourrir, t'offrir un mouvement neuf, à toi comme aux autres puisque nous sommes nous et nous sommes les autres, nous sommes les êtres et nous sommes les choses, et nous sommes tout ce que nous croyions qui n’était pas nous. Ce qui, finalement, est assez surprenant !"
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