Lors des solstices et des équinoxes, des activistes, dont je fais partie, se réunissent dans la rue, sur les places, en tout cas sur la voie publique à Varsovie pour une communion et une sensibilisation silencieuse aux problèmes liés à l’environnement, en particulier le réchauffement climatique, la disparition des espèce, le saccage de la nature.
Lors des solstices et des équinoxes, des activistes, dont je fais partie, se réunissent dans la rue, sur les place, en tout cas sur la voie publique à Varsovie pour une communion et une sensibilisation silencieuse aux problèmes liés à l’environnement, en particulier le réchauffement climatique, la disparition des espèce, le saccage de la nature. Il a fallu apporter des chaises, des tapis, des coussins, la grosse cloche et son support. Chacun s'assoit où il veut, comme il veut. Nous sommes le vingt-et-un juin. Il est onze heures. Le soleil est déjà brûlant sur la grande promenade au pied de la Sirène de Varsovie, (au bord de la Vistule). Lorsque tout le monde est installé, on sonne la grosse cloche, un son solennel qui m’évoque la minute de silence à Hiroshima. C’est parti pour trente minutes d’assise silencieuse. Un petit vent brassé par le fleuve nous rafraichit. Parfois, un nuage a pitié de nous et nous soulage de la canicule ambiante. Durant cet instant de méditation, quelques réflexions me viennent. Je les ai notées un peu en vrac ci-dessous.
« Autrefois, de Grands Êtres habitaient la Terre. À l’origine, le Ciel et la Terre nous habitaient. » Cette époque, on aurait pu l’appeler : Ère de la Grande Harmonie, mais une telle époque ne porte pas de nom. Nulle trace dans les livres d’histoire. Une telle époque échappe à la narration des chroniqueurs ainsi qu’à nos échelles des temps. Une telle époque a pu exister ici ou là dans l’univers, renaître et disparaître à de multiples reprises. Mais aujourd’hui, animés par la peur ou le désir, nous nous sommes identifiés à la matière de nos corps, ainsi qu’à moult choses conditionnées. Nous avons perdu contact avec les parts les plus essentielles de nous-mêmes, notre bonté fondamentale, le présent, la conscience aigüe de notre interdépendance… Nous avons oublié à quel point nous n’avions pas d’identité propre. Nous nous sommes faits des films. Nous nous sommes imaginés en héros de pacotille, nous nous sommes identifiés à des personnages prétentieux ou pathétiques, renonçant du même coup à ce que nous n’avons jamais cessé d’être réellement et sincèrement.
Sans renouer avec notre bonté fondamentale, comment surmonter la crise climatique, comment la résoudre ? Ne sentons-nous pas que les solutionnismes technologiques ne font qu’accélérer notre perte, en ce sens qu’ils nous éloignent toujours plus d’une société harmonieuse, vertueuse, favorable au vivant ? De tels solutionnismes ne servent généralement qu’une caste étroite aveuglée par des règles établie pour leur seul profit. La lutte contre le dérèglement climatique et l’effondrement des espèces commence dans notre rapport immédiat aux êtres, aux choses, ainsi qu’à nous-mêmes. Elle se prolonge par l’éducation (c’est-à-dire par l’entretien dans nos sociétés de ce qui fait de nous des êtres fondamentalement bons).
Lors des solstices et des équinoxes, des activistes, dont je fais partie, se réunissent dans la rue, sur les place, en tout cas sur la voie publique à Varsovie pour une communion et une sensibilisation silencieuse aux problèmes liés à l’environnement, en particulier le réchauffement climatique, la disparition des espèce, le saccage de la nature. Il a fallu apporter des chaises, des tapis, des coussins, la grosse cloche et son support. Chacun s'assoit où il veut, comme il veut. Nous sommes le vingt-et-un juin. Il est onze heures. Le soleil est déjà brûlant sur la grande promenade au pied de la Sirène de Varsovie, (au bord de la Vistule). Lorsque tout le monde est installé, on sonne la grosse cloche, un son solennel qui m’évoque la minute de silence à Hiroshima. C’est parti pour trente minutes d’assise silencieuse. Un petit vent brassé par le fleuve nous rafraichit. Parfois, un nuage a pitié de nous et nous soulage de la canicule ambiante. Durant cet instant de méditation, quelques réflexions me viennent. Je les ai notées un peu en vrac ci-dessous.
« Autrefois, de Grands Êtres habitaient la Terre. À l’origine, le Ciel et la Terre nous habitaient. » Cette époque, on aurait pu l’appeler : Ère de la Grande Harmonie, mais une telle époque ne porte pas de nom. Nulle trace dans les livres d’histoire. Une telle époque échappe à la narration des chroniqueurs ainsi qu’à nos échelles des temps. Une telle époque a pu exister ici ou là dans l’univers, renaître et disparaître à de multiples reprises. Mais aujourd’hui, animés par la peur ou le désir, nous nous sommes identifiés à la matière de nos corps, ainsi qu’à moult choses conditionnées. Nous avons perdu contact avec les parts les plus essentielles de nous-mêmes, notre bonté fondamentale, le présent, la conscience aiguë de notre interdépendance… Nous avons oublié à quel point nous n’avions pas d’identité propre. Nous nous sommes faits des films. Nous nous sommes imaginés en héros de pacotille, nous nous sommes identifiés à des personnages prétentieux ou pathétiques, renonçant du même coup à ce que nous n’avons jamais cessé d’être réellement et sincèrement.
Sans renouer avec notre bonté fondamentale, comment surmonter la crise climatique, comment la résoudre ? Ne sentons-nous pas que les solutionnismes technologiques ne font qu’accélérer notre perte, en ce sens qu’ils nous éloignent toujours plus d’une société harmonieuse, vertueuse, favorable au vivant ? De tels solutionnismes ne servent généralement qu’une caste étroite aveuglée par des règles établie pour leur seul profit. La lutte contre le dérèglement climatique et l’effondrement des espèces commence dans notre rapport immédiat aux êtres, aux choses, ainsi qu’à nous-mêmes. Elle se prolonge par l’éducation (c’est-à-dire par l’entretien dans nos sociétés de ce qui fait de nous des êtres fondamentalement bons).

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