Étrange, ce
retour à Varsovie. Passer d’un jardin isolé à un appartement au cœur d’une capitale
européenne où tout ce dont vous avez besoin semblerait immédiatement accessible.
Pourtant, ce jardin, il s’est incrusté profondément en moi. C’est un jardin qui
n’a pas d’horizon, pas de clôture, rien de préconçu. C’est un lieu éternel et
lumineux. Lorsque je traverse les rues agitées de la capitale, c’est au milieu
de mes parterres que je chemine. Rien n’a fondamentalement changé. Il ne s’agit
pas d’une réalité parallèle, parce que ce jardin, il est inscrit dans tous les
jardins, dans cette pauvre plante qui tente de pousser entre les dalles de béton,
dans la démarche lumineuse d’un passant, dans l’envol d’un corbeau citadin, et
même dans la grisaille ou la pluie, dans le nez qui coule, comme dans l’impermanence
de toute chose.

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