Journal - Dimanche 28 mars 2026

 

 

 

Étrange, ce retour à Varsovie. Passer d’un jardin isolé à un appartement au cœur d’une capitale européenne où tout ce dont vous avez besoin semblerait immédiatement accessible. Pourtant, ce jardin, il s’est incrusté profondément en moi. C’est un jardin qui n’a pas d’horizon, pas de clôture, rien de préconçu. C’est un lieu éternel et lumineux. Lorsque je traverse les rues agitées de la capitale, c’est au milieu de mes parterres que je chemine. Rien n’a fondamentalement changé. Il ne s’agit pas d’une réalité parallèle, parce que ce jardin, il est inscrit dans tous les jardins, dans cette pauvre plante qui tente de pousser entre les dalles de béton, dans la démarche lumineuse d’un passant, dans l’envol d’un corbeau citadin, et même dans la grisaille ou la pluie, dans le nez qui coule, comme dans l’impermanence de toute chose.

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